Les bidonvilles suite

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Les bidonvilles suite

Message  Justine le Mer 11 Fév - 0:10

3. Une prise en charge à différentes échelles : le cas particulier du bidonville dans les politiques de santé et d’environnement
A. Une sanitarisation de l’espace urbain : le bidonville comme espace clos ou forme d’urbanisation du Tiers-Monde ?

Vision principale voit le bidonville comme une enclave de pauvreté qui prend une mesure de + en + grande → évacuation des populations aisées qui s’enferment dans leurs quartiers
 avant grande politique d’éradication de ces signes de pauvreté visible ac idée que pas insérée dans la ville en générale : espace illégal non reconnus par les autorités …

Population pas forcément marginalisées : travail, contrainte des heures, déplacement …
 Interpénétration et complémentarité du formel et de l’informel : le bidonville n’est pas une enclave fermée sur elle mm mais une réalité indissociable de la ville officielle à laquelle fournit MO et services … → importance de l’économie informelle ds PED et liens ac éco officielle
Non étanchéité dans la distinction entre résidence et travail sur plan physique et économique
Habitation fluide, pas figée dans le temps pas close sur elle mm : peu faire partie d’un système résidentiel
→ organisation sociale ou politico éco quand mm présente malgré l’absence de cadre légal
Image du bidonville comme zone d’accueil transitoire n’est pas généralisable = lieu d’établissement durable voire permanent pour une part croissante des ménages urbains du TM = aménagements physiques traduisent cette vocation de permanence ou cet enracinement tendent à devenir la règle mm en l’absence de toute garantie légale

B. Une redéfinition des solidarités : désengagement de l’Etat et promotion du local

Chgmt du rôle de l’Etat = effacement du rôle d’Etat protecteur ou providence masqué et idéologiquement justifié par la volonté de décentraliser les responsabilités de gestion des services et des équipements
= réhabilitation du local sur lequel se décharge l’étatique à court de ressources.
Face de recomposition qui touche aux formes de gestion de la ville = apparition de nouveaux acteurs locaux enracinés dans les micro territoires aux solidarités géographiques → besoin de reconnaissance, désir de proposition et volonté de prendre en main les pb !
Affronter les carences et les insuffisances

1ère priorité = survie → quête du nécessaire et de l’indispensable : carence ou médiocrité des services urbains élémentaires renvoie svt à l’inadéquation entre la valeur du service rendu et le prix demandé et / ou acquitté pour sa prestation
→ gratuité de fait (légal ou illégal) / payer + cher (syst de réseaux dans les bidonvilles) = csq perverses de l’informalité généralisée → surcoût, solutions de remplacement, formes d’insalubrité, de pollution, voire d’insécurité
Insertion dans réseaux de solidarité, mobiliser l’entraide à différents niveaux et à différentes échelles spatiales : voisinage, relation maintenue ac la zone d’origine, famille, culture, religion … même certaine « économie » par rapport à ces services
= nvelles aptitudes → adaptation culturelle à la précarité des services

C. La prise en charge mondiale et étatique : de l’actualité du « challenge of slums »
Acteurs définis par l’ONU dans Challenge of slums
Box 7.9 The range of actors dealing with slums
International,multilateral and bilateral agencies
Networks
National and local bodies

l’attitudes des gvt / quartiers sous-intégrés des villes 1/3 monde mod dp 50s → consolidation de ces quartiers : interventions techniques = infrastructures, légalisation …
Peu de prise en compte des pop et du rôle des stratégies dans la structuration de l’espace

Parallélisme entre évolution des modes d’intervention face aux conditions de logement des couches urbaines défavorisées dans les pays indus et dans le TM au cours des dernières décennies → jsq 1950s = règne du laissez faire / puis Etat providence ac vastes projets de logements en dur, et résorption de l’habitat insalubre dc éradication des bidonvilles → période répressive / pratiques pop d’invasion du terrain = inefficacité de ces π
Abaissement des normes, participation des employeurs à la fourniture du logement
+ trames d’accueil en périph
+ opérations de réhabilitation-régularisation
<= impossibilité d’éliminer le logement insalubre → lever l’obstacle de l’accès au sol et mettre en place les infrastructures et l’accès au financement = puis sécurité à leur rythme
Etat de fait → responsabilisation des pop qui s’appuie aussi sur les initiatives perso


[b]Conclusion

On peut considérer que les acteurs de la santé, de l'environnement et de l'urbanisme sont maintenant intéressés par la résolution des multiples problèmes liés aux bidonvilles. on peut diviser en 2 ces inquiétudes :
+ celles liées à l'urbanisation des PED : volonté de sanitarisation de l'espace urbain pour un meilleur urbanisme = rationalisation de l'espace dans une perspective d'amélioration de l'environnement
+ celles liées au bien-être des population et surtout celle croissante des bidonvilles : question de santé publique + compétitivité des pop + augmentation dans les sociétés des PED des inquiétudes sociales
=> Bidonvilles dc liés à la santé dans la mesure où la volonté d'amélioration de la vie des populations suit le processus de "modernisation" des sociétés des PED : la santé devient un thème dominant et une revendication

Bibliographie :
Le pire des mondes possibles, de l'explosion urbaine au bidonville global. Mike Davis
Les métropoles du sud au risque de la culture planétaire. E. Le Bris et G. Schneier
Third World Cities. David Drakakis-Smith
L'urbanisation des les pays en développement. M. Polèse et JM. Wolfe
The challenge of slums, global rapport on human settlements. 2003 Un-habitat

Justine

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