La géographie du sida en Afrique dernière partie (drame sanitaire et politique de prévention)

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La géographie du sida en Afrique dernière partie (drame sanitaire et politique de prévention)

Message  Amandine Clavaud le Lun 15 Déc - 18:13

III. Un drame sanitaire et l'urgence de la mise en place d'une politique commune de prévention et de lutte contre le sida à la mesure de l'étendue du virus où tous les acteurs seraient intégrés, l'engagement politique constituant un facteur déterminant.

1 ) L'impact démographique
Tout d'abord, le sida a un impact direct sur les effectifs des populations. Le sida étant responsable de cette chute démographique, les taux de natalité qui restent les plus élevés au monde peuvent par ailleurs compenser le taux de mortalité.
Une étude des Nations Unies sur 29 pays afr. en 98 estime qu'en 2015 le sida serait à l'origine d'un déficit de 61 millions de personnes soit une perte de 8% de la population. Il est clair que la mortalité d'une telle ampleur chez les jeunes adultes des 2 sexes est un phénomène inédit dans l'histoire de l'humanité.

2 ) La baisse de l'espérance de vie
2ème csq: En Ouganda, l'espérance de vie était de 43 ans dans les années 60, puis de 52 ans en 1987 pour chuter en 2000 à 42 ans.
Moins de 50% des habitants de l'Afr. australe peuvent espérer atteindre l'âge de 60 ans. L'Afrique du Sud a une espérance de vie de 45 ans.

3 ) Le nouveau profil de la pyramide des âges
les jeunes adultes et les nourrissons infectés par leur mère sont les catégories les plus touchées = figure inédite de la pyramide des âges.
révolution démographique: hausse de la mortalité chez les très jeunes enf et les jeunes adultes, baisse de l'espérance de vie, diminution de la fertilité et un vieillissement de la pop (plus d'adultes de 60-80 ans que de 40-60 ans).
conséquences sur tous les autres domaines de la soc, le sida bouleversant les équilibres socio-éco
sida facteur de paupérisation, de précarisation, de régression économique

4 ) Un désastre social
L'Afrique compte tout d'abord le plus grand nombre d'orphelins: 12 millions sont orphelins à cause des décès de leurs parents dus au sida.
Les jeunes filles et les femmes sont particulièrement vulnérables : quand un cas de sida est présent dans une famille, le sida conduit à la prise en charge de la famille par la femme ayant le seul revenu, et à l'isolement lors du décès.

5 ) Un désastre économique
Le sida pèse sur tte l'économie du pays car il touche les indiv à l'âge où ils sont censés être productifs.

La croissance
La Banque mondiale a calculé que l'épidémie dans les 10 pays les plus gravement touchés entraînerait une réduction moyenne de O,6 point de croissance annuelle

La sécurité alimentaire et dans les entreprises
Manque de main d'oeuvre. Absentéisme
Chute de la productivité (50% Zimbabwe depuis 96 ) et de la production, compromet les progrès agricole.

Les services de l'Etat
adultes ayant des qualités professionnelles précieuses:
le système éducatif, les militaires, les employés dans les hôpitaux, les cadres, contremaîtres, ouvriers sont touchés par la maladie

Les systèmes de soins défaillants
Les charges sur les budgets sanitaires déjà modestes s'alourdissent. Manque de moyens
Les structures de soins sont saturées aux dépens de la prise en charge d'autres affections, le personnel est réquisitionné.
Le sida à l'origine de la dégradation de l'état de santé général

Dans une famille
Le sida a pour conséquence de paupériser les pop du fait du coût financier de la maladie et des funérailles.
Chute du revenu des ménages, du niveau de vie, une dégradation des conditions de vie ( restrictions alimentaire, sanitaires et scolaires )
Déscolarisation des enf: aident, travaillent

Ainsi il est urgent qu'une politique commune de prévention et de lutte contre le sida se mette en place afin de limiter et d'enrayer l'épidémie.

6 ) Le facteur politique
Néanmoins, le facteur politique reste déterminant et le seul capable d'engager un profond changement dans les mentalités et les comportements grâce à la mise en place de programme de prévention et de lutte contre le sida.

un rôle contraire et des effets catastrophiques: Psdt Sud afr Thabo Mbeki affirmait que le virus était sans danger pour l'organisme ou lorsque se produisent des difficultés économiques et des crises étatiques accentuant la vulnérabilité de la pop ( Soudan, Côte d'Ivoire)

Cependant, depuis l'émergence de la maladie où les responsables politiques cherchaient des boucs émissaires au lieu de s'attaquer aux réels problèmes, voyant dans le sida une attaque du Nord contre le Sud ou un moyen de lutter contre la croissance démographique des pays pauvres, les États ont commencé à mettre en place des politiques de prévention et de lutte contre le sida.

En 1992, le 28ème Congrès de l'Organisation de l'Unité Africaine a permis aux chefs d'Etats de s'engager dans la lutte contre le sida promulguant un élargissement du dépistage, la lutte contre les MST, mise en oeuvre efficaces de sys de soins, évo du statut de la femme, une incitation à la modification des comportements.

Par ailleurs, nous pouvons mettre en évidence l'exemple sénégalais qui illustre le mieux la réussite d'une politique de prévention. L'engagement de l'Etat s'est doublé de l'engagement des chefs religieux. L'épidémie déjà à un niveau très bas (0,9%) a pu être contenue.

Un programme de lutte contre le sida a été mis en place en 2004 réunissant en particulier les chefs religieux donnant lieu à la Déclaration du Caire qui reconnaît les chefs religieux comme acteurs fondamentaux dans la lutte contre le sida.

Cependant, la déclaration d'Alger en 2005 est la plus importante: elle réunit 15 pays, les ONG, les groupes confessionnels, les agences des Nations Unies, le Fond Mondial de la lutte contre le sida, tuber, paludisme, la Banque Mondiale, les personnes atteintes: tous les acteurs s'engagent à jouer un rôle ds la défense, prévention, traitements et soins, réduction de la stigmatisation.

7 ) Les insuffisances
Cependant, de nombreuses insuffisances subsistent et les politiques devront y remédier afin d'enrayer l'épidémie:
les facteurs socioculturels sont importants: la stigmatisation, la discrimination, la peur, le refus de la réalité limitent la possibilité de réduction de la maladie.
Le manque de connaissances et d'informations : manque d'éducation sexuelle et service de santé à l'intention des jeunes.
Le pb d'accès aux informations, aux soins notamment pour les femmes

Nécessités:
améliorer les sys de surveillance surtt en Afr du Nord où la maladie est toujours plus ou moins niée.
Mettre en place programme d'information publique, de prévention axée sur les pop plus exposées au risque, promotion du préservatif, sa facilité d'accès
améliorer la qualité d'éducation et services relatifs à la santé
services de dépistages volontaires plus accessibles
travailler sur le lien entre tuberculose et VIH
insister sur les effets protecteur de la circoncision qui réduit de 60% le risque de contamination
galvaniser les poli et imp de l'intervention de tous les acteurs

Autant de défis que l'Afrique a à relever.

Conclusion:
Ainsi, le sida est un réel fléau en Afrique. Comme nous l'avons vu la transmission hétérosexuelle est un facteur d'unité en Afr subsaharienne, la conso de drogues injectables l'est pour l'Afr du Nord. Nonobstant, le sida, du fait de sa géo contrastée, est le révélateur de la diversité du continent afr mettant en avant l'importance du contexte et la multiplicité des facteurs qui entrent en ligne de compte. C'est pourquoi on peut parler non pas d'une épidémie mais des épidémies du sida comme l'a dit Jeanne-Marie Amat Roze. En plus du drame sanitaire que l'Afr rencontre, un drame économique est en train de se jouer, l'étendue du virus étant le reflet du sous développement, des inégalités. En effet, le sida atteint toutes les sphères de la société et bouleverse le fonctionnement social, économique et politique, retardant le développement des pays africains qui étaient déjà en proie à des difficultés économiques. Il est donc une réelle menace dont les conséquences se font déjà sentir. C'est pourquoi il faut agir maintenant afin de limiter les dégâts d'une hécatombe déjà en marche. Seul le facteur politique joints aux efforts de tous les acteurs (ONG, représentants rlg, gvt ...) sont à mm d'inverser la tendance. L'exemple du Sénégal montre que c'est possible.

Amandine Clavaud

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