khôlle de géo- l'OMS (part II)

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khôlle de géo- l'OMS (part II)

Message  Lea le Mar 30 Sep - 17:52

.... suite et fin (c'est agaçant cette longueur limitée des messages... pa strouvé comment modifier ça!)

III La santé au XXIe siècle ; une nouvelle conception, liée à la notion de « santé publique »

A.La santé, des frontières de + en + floues

Question d’une redéfinition de la santé initiée par des sociétés avancées, dégagées de préoccupations centrées sur la satisfaction de besoins vitaux. Emergence d’une vision de la santé qui dépasse la sphère du purement médical, en prenant en compte notamment l’épanouissement des personnes/sociétés. Cette définition prend donc également en compte la constitution de l’individu dans le cadre de sa vie privée, familiale, dans le cadre de ses relations, de son travail…
On vise le « meilleur état de santé » possible, c’est-à-dire un repoussement permanent des limites. Se met en place un projet de société qui repose sur une certaine vision du monde et qui est présenté, du fait de l’existence notamment de l’OMS, comme le projet de l’humanité dans son ensemble.
Action pour santé consiste désormais aussi à prévenir, à anticiper la maladie. Le but d’amélioration de la condition humaine se définit comme une utopie basée sur un mythe de la performance caractéristique de valeurs culturelles propres à un certain type de sociétés.
La volonté de venir à bout des « maladies évitables » témoigne d’un désir toujours + grande de contrôle étendu à tous les aspects de la vie humaine, qui se retrouve dans le rapport au vieillissement : désir de le freiner, d’en limiter les conséquences et de les retarder toujours plus.
« amener tous les peuples au plus au niveau de santé possible »
Ce projet de société mis en place par une certaine définition de la santé est utopique dans la mesure où il vise à, en se définissant hors de toutes limites, dans l’idée d’une perpétuelle amélioration de la condition humaine. La limite entre santé et maladie tend donc à s’estomper.


B.Santé et projet de société/d’humanité ; quelle légitimité ?

Les frontières deviennent également de + en + floues dans le rapport individu/collectif à la santé.
La notion de santé publique implique la considération de la santé du point de vue d’une population= un ensemble d’individus. Cela correspond à une vision organique de la société, et fait de la santé un concept politisé, lieu d’expression des interactions sociales.
Se pose dc la question des limites entre conception individuelle et objectif général de santé. Tend également à instaurer une nouvelle répartition de la responsabilité des acteurs, dans la mesure ou l’Etat ou des organisations supra-étatiques prennent en charge ce qui relève de la santé publique.

Revendiquée comme droit, la santé devient un enjeu qui redéfinit le concept de liberté individuelle.
De telles conceptions peuvent être vécues comme qqch d’imposé comme l’affirmation de valeurs pas nécessairement partagées : remise en cause de la légitimité du concept de santé publique et de l’OMS.

Ces questions posent le problème de la définition de la société : doit-elle être considérée comme l’ensemble des individus qui la composent (l’intérêt général correspondant alors à la somme des intérêts particuliers) ou comme qqch qui serait + que la somme des individus, qui leur serait supérieur (l’intérêt général serait alors + que la somme des intérêts privés et impliquerait la renonciation à une partie des intérêts individuels en vue d’atteindre l’intérêt de tous) ?
La légitimité d’un tel projet dépendrait donc de sa reconnaissance par l’ensemble des individus comme étant le moyen d’atteindre le bien commun.

De possibles tensions sont donc à envisager à l’échelle des sociétés, dans la mesure où le concept de santé publique implique la négation d’une part des libertés individuelles, mais aussi à l’échelle internationale ; en effet, la vocation universelle de la définition de la santé mondiale, et donc d’un bien commun perçu comme but, met en jeu un rapport de force dont les limites sont difficilement définissables. Jusqu’à quel point en effet le droit d’ingérence peut-il être exploité au nom de la défense de la santé ?
Le projet de l’OMS pose donc également le problème du droit d’ingérence et d’intervention forcée dans certains états, au nom d’un bien commun accepté comme universel mais défini à partir de valeurs qui n’appartiennent qu’à certaines sociétés.



CONCLUSION


L’OMS semble apporter une réponse partielle à la question de la santé dans le monde dans la mesure où les projets mis en œuvre ont pour objectif le développement socio-éco des groupes/sociétés les + fragiles ; Son action s’inscrit dans la dynamique de la mondialisation en se développant à un niveau supra-étatique et en fédérant les pouvoirs de différents acteurs.

L’OMS agit donc dans un contexte évolutif, dans lequel cependant la définition de la santé en tant que projet se heurte à l’absence de limites qui lui soient propres et qui font que ce projet se définit comme la poursuite d’une utopie.
Se pose par ailleurs la question de la légitimité du concept de santé publique et donc de la politisation, par l’action d’Etats et/ou d’organisations supra-étatiques, de la santé, qui devient dès lors un moyen potentiel d’imposer une vision du monde qui se revendiquerait comme universelle au nom de la perpétuelle amélioration de la condition humaine.


Sources

-site de l’OMS : http://www.who.int/fr/
-site de Géoconfluences : http://geoconfluences.ens-lsh.fr/, et particulièrement une page de définitions sur la notion Risques et sociétés : http://geoconfluences.ens-lsh.fr/doc/transv/Risque/RisqueVoc.htm

Lea
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